Dans certains milieux flamands, on proclame qu'il existe une question flamande en Wallonie.
Remontons dans le passé : pendanr le XIXe siècle, l'industrialisation de la Wallonie a provoqué en Flandre un véritable courant d'émigration vers les régions industrielles. Nous, Wallons, avons accueilli largement , sans arrière-pensée,tous ceux qui venaient chez nous . En échange, les immigrés parlaient wallon en peu de temps, leurs enfants apprenaient le français et devenaient de bons Wallons.
Maintenant, tout a changé : tous les efforts d'une propagande flamingante visent à ce que les immigré ne se fondent plus dans la population wallonne. Ils doivent devenir des îlots linguistques et culturels qu'il s'agit d'entretenir, de fortifier. L'immigration ne se limite plus aux régions industrielles . Dans les régions agricoles, de nombreuses exploitations sont tombées entre les mains des "bons Flamands" du Boerenbond.
Pour tous ces immigrés, les extrémistes flamands réclament des professeurs flamands, des magistrats flamands, des fonctionaires flamands ou tout au moins bilingues . Selon eux, les immigrés flamands eont "des droits" en venant s'établir chez nous, "droits" que nous devons respecter . Notons que la réciproque n'est pas admise : les Wallons qui habitent en Flandre ne possèdent "aucun droit'.
Pendant la seconde guerre mondiale, on pouvait lire dans le journal "Onze Vaderland", orgaan voor de Vlamingen in Walenland, le résumé" de leur programme : "Nous voulons grouper toutes énergie flamandes, travailleurs, paysons, classes moyennes, intellectuels, en union avec les Flamands de la mère patrie, afin de règler la question flamande en Wallonie".
Après la guerre, en 1959, le "BAND" a organisé à Namur un " Congrès des Flamands de Wallonie qui concluait : "Il y a 300.000 Flamands en wallonie, alors qu'il n'y a que 3000 Wallons en Flandre...ces Flamands font la fortune du pays wallon...Il faut mettre fin à la francisation des immigrés et, pour y parvenir, exiger notament l'ouverture, en région wallonne, de classes de transmutation permettant aux enfants de garder l'héritage linguistiqu et social de leurs pères"
Un Flamand de Namur, le sieur M.Van Houtte a développé le thème "Pas un Flamand, quel qu'il soit ne doit être perdu, que ce soit sur le plan religieux, culturel ou social".
Cette politique de colonisation se poursuit insidieusement, sans trop attirer l'attention sur elle .
Nous sommes avertis et il nous faut encore prendre bonne note que la contrepartie n'est pas admise en Flandre en ce qui concerne les Wallons . Nous devons donc nous tenir sur nos gardes et être extrèmement vigilants, notamment sur le plan de l'enseignement car le premier des buts à atteindre par les flamingants en Wallonie, c'est l'école, car ils estiment que le reste suivra automatiquement. Tant que nous tiendrons l'école, nous tiendrons les clés de notre maison Wallonie.
Ei le meilleur moyen d'y arriver c'est en arrachant la REPUBLIQUE WALLONNE !