Le banquier des banquiers européens, le sieur Jean Clauche-Trichet, vient de faire une déclaration plus que menaçante :"Nous encourageons les gouvernements à faire tout ce qu'ils peuvent pour diminuer les risques que nous observons du côté de l'inflation. Surtout en prônant la modération salariale".
Il explique qu'il faut bloquer les salaires pour éviter le pire, c'est-à-dire une crise comme celle de 1973-74 où, face à la hausse des prix du pétrole, les salaires avaient été augmentés pour compenser l'inflation, provoquant, selon lui, une perte de compétitivié et une hausse du chômage.
Oui, mais voilà, la crise de 1973-74 était due, non pas à la hausse des salaires, mais à une surproduction de portée mondiale, typique de l'économie capitaliste : trop de marchandises produites par rapport à ce que les gens pouvaient acheter, entraînant fermetures, licenciements et chômage massif.
Le sieur Trichet ment pour mettre la responsabilité des crises passées et à venir sur le dos des travailleurs et ainsi cacherl a responsabilté du système économiques et de la haute finance. Et il vise tout particulièrement les pays où l'indexation des salaires est automatiques comme en Belgique : c'est selon lui "un système inacceptable".
Il n'est pas le seul à parler ainsi. Le gouverneur de la Banque Nationale, Guy Quaden, affirme lui aussi que : "2008 serait l'année de vérité pour la liaison des salaires à l'index". Notre gouvernement (?) se veut rassurant : "On ne touchera pas à l'index..."Mais, retenez bien ce mais, les salaires seraient mis sous contrôle d'une autre manière : "en généralisant les mécanismes all-in dans les prochaines conventions collectives" suivant ainsi la proposition du très libéral de droite Didier Reynders.
En quoi consiste le "all-in" de Reynders ? Il consiste tout simplement à ne pas accorder una augmentation prévue dedans une convention collective si l'inflation est "trop forte" et dans ce cas, seule l'indexation est accordée. Mais comme cette indexation ne comprend qu'une partie de l'augmentation du coût de la vie (l'essence et le diesel n'étant pas inclus) le salaire réel reculera donc.
Voilà ce qu'est la Belgique aujourd'hui (et d'hier d'ailleurs) : ce sont les petites gens qui doivent se serrer la ceinture pour qu'une poignée de nantis continuent à se remplir les poches. Tant que la Belgique de papa et la future Belgicanie si chère à nos dirigeants, seront là, nous serons les dindons de la farce ou comme l'avait dit un parti aujourd'hui au pouvoir (et depuis longtemps) , nous resterons les "aimables citrons" que l'on presse allègrement.
Il est grand temps que cela cesse . C'est possible en Wallonie, Wallonie qui ne doit compter que sur ses propres forces pour devenir maîtresse de son avenir. L'union des forces progressistes wallonnes n'est pas une utopie, elle ne demande que la volonté de tous de la réaliser en mettant fin notamment à cet esprit de clocher qui règne encore trop chez nous.
C'est la seule façon d'arriver à obtenir L'INDEPENDANCE NATIONALE DE LA WALLONIE ! et mettre fin à l'injustice sociale.