Le week-end de la Pentecôte est derrière nous : il a été bien ensoleillé, tant mieux...
Par contre la dernière semaine politique a été morose . Du côté francophone, les candidats se sont limités à se montrer sur leur meilleur jour, les quatre partis traditionnels évitent soigneusement de se heurter. Par contre , dans le nord du pays, c'est la grande offensive : De Wever se déchaine et l'Open-VLD lui emboite le pas.
Les médias de Wallonie et Bruxelles ont plutôt les yeux braqués sur Roland-Garros et s'inquiètent de ce que va faire Justine...!
La RTBF a organisé un débat entre la bande des quatre grands et quatre représentants "des partis qui n'ont pas d'élus" (nouvelle dénomination pour les petits partis). Pour les traditionnels, nous avons eu droit à des "seconds couteaux" qui n'ont su qu'affirmer qu'ils étaient les meilleurs . Pour les petits, on eu droit à un RWF insipide, un PP lamentable, une Front des Gauches sympa mais novice en politique et un PTB sûr de lui et de son parti.
Nous restons donc sur notre faim et pourtant, on pourrait se demander pourquoi nous en sommes toujours à nous où nous sommes dans ce pays, c'est à dire nul part ! Et je suis de plus en plus en train de me demander pour quelles raisons, on n' a pas écouté et suivi André RENARD. Le 17 novembre 1960 à Cherleroi, il disait déjà clairement :
"On nous a fait croire à la percée socialiste en Dlandre . Il suffit de voir les chiffres...Pour moi, le combat reste entier mais je choisis le meilleur terrain et les meileures armes . Pour le moment, le meilleur terrain et les meilleures armes sont en Wallonie, la meilleure route passe par la défense des intérêts wallons . Je suis en même temps socialiste et wallon et je rejoins les idées wallonnes parce qu'elles sont socialistes....La base ouvrière de l'action est associée à ma logique régionale, dont le fondement est plus populaire qu'ouvrier qui s'oppose, non pas à un adversaire de classe mais à un adversaire étranger "
Que de temps perdu depuis et les multiples modifications institutionnelles sensées résoudre les problèmes belgicains n'ont fait que détériorer encore plus la situation. Et ce n'est pas le nouveau Parlement qui sortira des élections qui changera quoi que ce soit.
Il est donc bien évident que la seule solution est
L'INDEPENDANCE DE LA WALLONIE !