L'emploi esr au plus mal, les fermetures d'entreprises se succèdent, le chômage économique augmente...et les prévisions ne vont guère dans le sens d'une amélioration puisqu'on annonce que le chômage va atteindre cette année son taux record historique par rapport à 1970 avec 750.000 chômeurs, soit +15% .
Et comme si cela ne suffisait pas, l'ONEM fait tourner à plein régime la machine à sanctions. En 5 ans, 30.539 chômeurs ont été sanctionnés et 11.275 exclus. Cette politique se durcit chaque année, ne tenant nullement compte de la crise. En 2008, 4.523 chômeurs ont été exclus et pendant les six premiers mois de 2009, 3.147 chômeurs ont été exclus et 3.928 autres l'ont été pour quatre mois.
Ce qui a fait dire à E.Van Lancker, secrétaire fédéral de la FGTB : "Ceux qui ont le plus difficile à trouver un travail sont sanctionnés le plus durement".
De son côté, la ministre de l'Emploi (?), Joëlle Milquet ne trouve qu'à dire : "Il faut amplifier le plan d'accompagnement" et refuse catégoriquement de suspendre le contrôle des chômeurs en disant : Je ne veux pas en entendre parler".
C'est le même son cloche au MR, soutenus par les organisations patronales, qui affirment que : le "plan d'accompagnement vise à aider les sans-emploi à trouver du boulot et à se former..et que la sanction n'est appliquée qu'à ceux qui ne sont pas de bonne volonté". Ils oublient un peu trop vite que même avec la meilleure volonté du monde, il est difficile de trouver un emploi qui brille par son absence.
De nombreuses communes ont déjà signé la motion de la FGTB demandant un moratoire, voire la suppression du contrôle des chômeurs ( à noter que dans ces communes le MR a toujours voté contre). On a cru un moment que le PS réagirait dans le bon sens quand son président Elio Di Rupo a déclaré : "Je demande le réexamen de la situation, rapidement, par le gouvernement". Malheureusement, la semaine dernière, le PS affirmait : "Les sanctions administratives et les sanctions pour refus d'emploi convenable doivent par ailleurs être maintenues".
A signaler aussi que c'est en Wallonie qu'il y a le plus d'exclus (3 fois plus qu'en Flandre) : pour les six premiers mois de 2009, il y a eu 2.011 exclus en Wallonie contre 760 en Flandre et 376 à Bruxelles.
Que c'est beau la Belgicanie, elle a sa place dans une Europe anti-sociale...Il est temps que cela change !