Si vous lisez la presse internationale, vous devriez savoir que la Belgique vient d'être classée à la neuvième place des paradis fiscaux, pas loin des Iles Caïmants, pour son opacité à 73% essentiellement en raison de son secret bancaire fiscal et de son refus de souscrire à l'échange automatique des informations bancaires décidé par la Direction Financière europénne sur l'épargne.
Autant dire, que c'est tout bénéfice pour les biens nantis qui planquent leur argent à l'étranger. Certes, diront les milieux concernés, le gouvernement belge, et son ministre des Finances, sont sensés à voir pris des mesures permettant le retour en Belgique des sommes achées moyennant une "modeste" taxation.
Mais ne voila-t-il pas que K.Anthonissen, Directeur de l'inspection des Impôts, vient de déclarer au journal "De Tiid" que " L"Etat belge collabore massivement au blanchiment de l'argent noir moyennant des prix bradés ". Ii ajoutait, à propos des fraudeurs qui s'enfuient à l'étranger avec leur argent et qui souhaitent être régularisés que : "Des régularisations sont pratiquées à grande échelle et acceptées moyennant une taxation de 3 à 5%".
Extrêmement fâché, le sinistre des Finances, Didier Reynders,l ui a affirmé à la Chambre que : "Le tarif d'imposition moyen pour les dossiers régularisés est de 31,47% et non de 3 à 5%".
Malheuresement pour lui , une semaine plus tard, un cabinet d'avocats renommé remettait les choses au point : " Dans la pratique, les fraudeurs paient à peine 5,4%" .
D'où une perte sèche pour l'Etat de près d'un MILLIARD d'euros...
Mais Reynders s'en fout éperdument et ce milliard qui restera dans les poches de ses amis les riches, il ira le chercher dans les nôtres...