Les élections régionales et européennes sont derrère nous, les belles promesses électorales sont déjà plongées dans les oubliettes mais la triste réalité de la crise vient de se rappeler à tout le monde.
SupHerman Van Rompuy, après un long silence, vient de se réveiller et, avec son grand sourire habituel, nous informe que la situation est plus grave que prévue. C'est ainsi que le chômage va prendre des proportions énormes : au moins 800.OOO chômeurs en 2010 et pas de timide reprise avant 2011.
Il est donc plus qu'urgent de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat : les cadeaux aux banques, la gestion désastreuse des Finances par Reynders, ont fait beaucoup de dégats. Il faut donc que tout le monde (et surtout les petits) crache au bassinet.
Van Rompuy fait donc appel à la solidarité des Régions . Régions qui répondent du bout des lèvres : Bruxelles déclare avoir déjà des difficultés à joindre les deux bouts, la Flandre doit faire face à 1 milliard € de déficit, la Wallonie se trouve devant un trou de 300 millions € et la Communauté française de 500 millions € ....
Etrange que ce soit juste au moment des congés que l'on s'aperçoit que cela va mal, à moins que cela ne facilite la prise de décisions désagréables : on ne sait que trop bien que c'st là un façon particulièrement appréciée de nos "dirigeants" .
Et comme on peut s'attendre à une poussée de fièvre communataire dûe à la participation de la NVA au gouvernement flamand, il est plus que certain que la rentrée serait chaude.
Espérons que les syndicats ne seront pas tentés pas à soutenir les plus que probables plans d'économie qui nous menacent. Je tiens donc à rappeler ce que les trois grands syndicats ont affirmé le 27 mai 2009 :
"Il est hors de question que les travailleurs et les allocataires sociaux passent une nouvelle fois à la caisse pour les politiques capitaliste et néo-libérale irresponsables qui les ont menés dans le mur.....Les travailleurs réclament le maintien de services publics de qualité, des investissements massifs dans la création d'emplois durables dans des filières d'avenir, le maintien d'un pouvoir d'achat suffisant pour pouvoir faire face à la crise ainsi qu'une autre fiscalité. Par autre fiscalité, nous entendons une meilleure répartition des richesses..."
A bon entendeur, salut !