Actuellement, la Sûreté de l'Etat et les Services de renseignements de l'armée peuvent déjà recourir à des méthodes d'investigation(dites "ordinaires"), comme l'infiltration, la collecte d'informations via la justice, l'administration, el secteur privé...
Mais il semblerait que cela ne soit pas assez "poussé" : la Commission sénatoriale de la Justice discute d'une loi qui donnera de nouvelles compétences aux Services de renseignements . Si cette loi devait passer, les service de sécurité recevraient l'autorisation de pirater des odrinateurs, de mettre téléphones et réunions sur écoute, d'installer des caméras espionnes et des dispositifs d'écoute dans des habitations privées, d'utiliser des firmes "bidon", d'ouvrir et de lire du courrier, d'observer des personnes et des locaux, de visionner des opérations bancaires, d'identifier des usagers d'Internet ,etc... Il s'agirait dès lors de méthodes dites "spécifiques" et "particulières", qui portent gravement atteinte à la vie privée et à d'autres droits fondamentaux des citoyens.
Selon une loi de 1998, les services de sécurité belges doivent surveiller "l'espionnage, le terrorisme...de même que l'extrémisme"...mais cette loi précise "qu'est considéré comme extrémisme " toute conception ou intention raciste, xénophobe, anarchiste, nationaliste, autoritaire ou totalitaire" . Cette conception de l'extrémisme est tellement large que chaque citoyen, organisation syndicale et même parti représenté au Parlement, mais qui ne sont pas das la ligne "politiquement correcte" pourraient être espionnés.
Voilà où nous en sommes dans ce beau pays de Belgicanie....Si nous nous laissons faire, prenez bien garde quand vous allumerez votre ordinateur : Big Brother sera peut-être là à vous guetter et à noter vos moindres mots.
Tiens, je vais prendre des risques en prenant une position nationaliste, donc extrémiste : VIVE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE WALLONNE !