Qui l'eut cru ? Le dinosaure Wilfried Martens est parvenu à mener à bien la mission que lui confié le roi : il est parvenu à dénicher un politicien prêt à... tenter de former un nouveau gouvernement.
Cela n'a pas été facile et, finalement, c'est Herman Van Rompuy qui s'y met . Etonnant pour un homme qui depuis le début de la crise refusait de jouer ce rôle et il faut croire que de multiples pressions, tant de son parti et du roi, ont eu raison de son intransigeance. A moins que tout simplement, cela n'ait été que pure comédie politicarde.
Il faut bien comprendre que du côté du CD&V, il aurait difficile de quitter le pouvoir car Leterme, l'homme aux 800.000 voix, n'a tenu aucune des "promesses" qu'il avait faites aux nationalistes flamands et, et pour le CD&V, aller avec un tel bilan négatif aux prochains élections n'était pas signe de victoire.
Les partis nationalistes flamands l'ont bien compris : tant au NVA qu'à la liste Dedecker, les dirigeants auraient voulu des élections fédérales couplées avec les régionales de façon à récupérer une partie des 800.000 ex-fans de Leterme.
Du côté des partis francophones, on semble satisfait : ils vont pouvoir continuer à se partager l'assiette au beurre . Le seul qui doit, une fois de plus, bouder tout seul dans son coin, est Reynders qui voit s'envoler à nouveau l'espoir d'être premier-ministre .
Van Rompuy semble tenir à la poursuite du dialogue entre communautés, mais que les francophones prennent garde, l'homme est un grand partisan de la scission de BHV... Maingain est ainsi averti : son fond de commerce, la nomination des trois bourgmestres, est toujours là, prêt à servir.
Par contre, ce qu'on entend guère, c'est le petit, le sans-grade, le couillon d'électeur a qui on ne s'adresse pas, à qui on ne demande jamais son avis (de toutes façons, s'il le donnait ce serait en vain) .