Dire qu'on attendait avec impatience le Congrès du Parti ex-socialiste serait exagéré . mais on aurait quand même pu espérer que le PS aurait su tirer les leçons de ses nombreuses participations à la gestion du pays !
Cela avait pourtant bien démarré quand l'homme au papillon avait affirmé que "Le socialisme est le seul capable de concilier progrès social et développement économique". On aurait pu alors croire que Di Rupo pensait à revenir à ce que doit être une politique socialiste . Mais, hélas, il n'en a rien été, quand il a ajouté que "Nous ne remettons pas en cause une économie basée sur l'intiative et la créativité", ce qui signifie que son parti reste fidèle à l'économie de marché . Même Didier Reynders, ardent défenseur du néo-libéralsime, n'aurait osé aller si loin dans une profession de foi. Et Di Rupo confirme bien ses propos en ajoutant "Il ne s'agit pas de mettre en cause la mondialisation" .
Donc le maître du PS est, non seulement d'accord avec tout ce qui se passe, mais ne veut pas agir pour renverser la vapeur : il veut lier le sort de la classe ouvrère à celui du patronat Ce faisant, l'analyse de classe du système en place, l'alternative indépendante du socialisme et la perspective de la suppression de l'exploitation par le transfert des richesses à la collectivité, tout cela est complètement abandonné. Comment donc, alors, Di Rupo peut-il dire "Il est temps de changer d'époque" ?
A remarquer que le congrès s'est clôturé non pas au son de l'Internationale jugé sans doute trop révolutionnaire et opposée aux convictions d'Elio, mais par le chant Le Chiffon Rouge...et je suis même persuadé que dans l'esprit de Di Rupo, cela signifiait la "cliquotte rose" !