Sacré Yves Leterme : en voilà un qui figurera au livre des records comme le politicien qui va d'échecs en échecs ! Trois démissions en très peu de temps démontrent le niveau d'incapacité de celui qui se cachait derrère ses 800.000 voix de préférence . Faut dire que c'était des voix de Flamands et qui, si les Wallons sont -paraît-il- intellectuellement incapables d'apprendre la langue de Vondel, ne savent qu'élire des forts en gueule !
Notre futur-ex-premier-ministre n'a même pas eu le courage d'aller devant la Chambre et à préférer jeter l'éponge plutôt que de se faire mettre KO par les députés avec en tête ses amis du CD&V et ses alliés de la NVA.
Pourtant, la veille encore, les médias semblaient croire à la possibilité d'un accord et les politcarts de tous bords qui se pressaient derrière les micros arboraient des sourires de complaisance . Une nouvelle machine dite des 22 allait tout aplanir et sauver une Belgique de papa en la modernisant en apparence !
Même cela n'a pas suffit à retenir Yves Leterme . A croire d'ailleurs que démissionner était le vrai but de ses activités : cela fait treize mois que l'on a voté et...que rien n'a été solutionné. Certains ont beau dire que le programme socio-économique était bon et qu'il aurait fallu l'appliquer . Mais comme un gouvernement "d'affaires courantes" n'en a pas possibilité de la faire, exprimer des regrets ne constitue qu'une manoeuvre électorale anticipée.
Qui a fait chuter Leterme ? Selon les Flamands, ce sont les Francophones et selon les Francophones, ce sont les Flamands . Une chose apparaît cependant : les Flamands veulent discuter de communauté à communauté tandis que les Wallons et les Francophones veulent des discussions entre les trois régions et là, c'est ce qui irrite les Flamands qui ne voyent en Bruxelles que leur "capitale" .
Il y a au moins un homme qui ne voit pas d'un trop mauvais oeil la démission d'Yveke : c'est Didier Reynders qu voit se profiler à son horizon un poste possible d'un Premier Ministre francophone (le premier depuis Jurassic Parc du temps d'Edmond Leburton).
Mais peut-être serait-il temps de demander ce que les électeurs veulent . Trois-quarts des Feancophones sont partisans d'un "référendum " ou d'une "consultation populaire" afin de déterminer ce que deviendra la Belgique . On a su le faire quand il s'est agi de la Question Royale en 1950, rien ne devrait pouvoir l'empêcher en 2008.
Cependant, cette idée ne doit pas enchanter nos dirigeants et je suis persuadé qu'ils vont tout mettre en oeuvre pour éviter sa mise en pratique, et ce par tous les moyens possibles et imaginables . Soyons donc vigilants et essayons de devenir maîtres chez nous en Wallonie !
Une chose encore : je crois qu'il va y avoir du remue-ménage dans le lanterneau politique ces prochaines semaines et qu'on va assister à de fameuses empoignades .