Qui a peur ? La réponse est simple : c'est la haute finance, celle qui tire vraiment les ficelles en Belgique . Oui, elle a peur car la situation économique belge se détériore encore plus vite que dans le reste du monde occidental.
La preuve nous en est donnée dans une "carte blache" - ou plus exactement une carte rouge - parue dans le Soir et adressée aux politicarts et à leurs pantins : elle est signée, excusez du peu, par Thomas Leysens patron des patrons belges.
Ce dernier s'inquiète sérieusement de la crise que traverse la Belgique et estime que "la Belgique ne peut se permettre une crise gouvernmentale" alors que tout va de travers dans le monde économique occidental. Il pense, lui et ses collègues capitalistes, que "ceux qui mettent la barre trop haut ou qui bloquent assument une lourde responsabilité" .
En effet, il est persuadé que toute la "publicité" faite autour de la Belgique sur le plan institutionnel sont la cause de l'anéantissement de la confiance mutuelle qui aura des conséquences gravissimes sur le tissu économique" . Comprenez par là qu'il envisage d'un très mauvais oeil la diminution des bénéfices des entreprises et qu'il est donc temps de mettre fin au malaise communautaire. Toujours pour Leysens, "il convient de veiller à ce que chaque partie perde la face de manière équibrée" . Voici une façon joliment imagée pour dire qu'il ne faut rien faire !
Pour lui, le vrai problème n'est pas communautaire mais socio -économique et "à résoudre par les partenaires sociaux" . Mais il oublie de dire que ces partenaires sociaux sont majoritairemnt flamands (8 contre 3) et qu'inévitablement le communautaire prendra le dessus.
Voilà nos hommes poliques avertis et, Leysens va encore plus loin en disant que "la presse et les médias audiovisuels ont un rôle crucial à jouer" . Comment ? Tout simplement en se taisant et en cachant les magouilles de nos dirigeants . Il tance même les futurs citoyens qui ne seraient pas d'accord avec lui en leur ordonnant "de ne appeler les partisans du compromis de traitres ou de losers !".
Il semblerait que "nos hommes politiques" ont compris la leçon puisqu'on annonce un accord sur le socio-économique où tout le monde trouverait son compte (bon pour les nantis et moins bon pour les autres probalement). Et ne ce qui concerne le communautaire, on irait vers une déclaration pleine de bonnes résolutions à réaliser...dans un avenir indéfini.
Thomas Leysens semble avoir lu Otto von Bismarck qui disait que "les lois sont comme des saucisses . C'est mieux de ne pas voir leur préparation" . Pour ma part, je paraphraserai Karl Marx : " Que les classes dirigeantes tremblent devant une révolution...Les Wallons n'ont rien à y perdre que leurs chaînes . Ils ont un pays, LA WALLONIE, à gagner...Wallons, Unissez-vous !