Laissez-mois vous conter l'atroce cauchemar que j'ai fait cette nuit :
Je devais me rendre, par obligation (je tiens à le préciser) dans la région de Bruges. J'avais pris des petites routes pour éviter l'autoroute.
Brusquement un barrage policier m'oblige à m'arrêter . Je croyais tout d'abord à un accident de la route (les routes flamandes ne sont pas si bonnes qu'on le prétend) quand j'ai assisté au passage dune troupe de personnes encadrées par des miliciens armés . J'ai réussi à prendre une photo de cette affaire et elle illustre mon texte. Questionnant d'autres personnes bloquées par la feldgendarmerie flamande, j'ai appris qu'il s'agissait là de l'arrestation de "terroristes" qui refusaient de respecter l'interdiction de parler français.
Selon l'une des personnes interrogées, il s'agissait en fait de la suite logique des différentes mesures prises par le Vlaamsereich pour préserver la pureté du sang flamand . Les dirigeants flamands ayant constaté que toutes les mesures précédentes (interdiction aux enfants francophones de fréquenter les plaines de jeux, la vente de terrains aux seuls flamands, à l'obligation d'apprendr le flamand aux émigrés venant s'installer en Flandre, le wooncode, la non-nomination de bourgmestres réfractaires; etc, etc) s'étaient avérées insuffisantes et et que, par conséquent, il fallait aller plus loin dans le répression.
J'ai appris également que la destination des personnes arrêtées était le Fort de Breendonck, cet ancien camp de concentration nazi durant la guerre et rendu à nouveau opérationnel après d'onéreux frais de réaménagement . Un train de marchandises allait les amener de façon discrète à destination : c'est là que j'ai compris que j'avais eu de la chance de ne pas avoir été surpris à prendre ma photo.
J'ai repris ma route une fois le barrage levé, et arrivé à destination, un ami médecin m'a appris que, suite à l'obligation faite aux agriculteurs flamands de verser leur lisier sur le seul sol flamand, les émanantions délétères avaient complètement détruit le cerveau, déjà fort réduit, des dirigeants flamingants ce qui avait donc accéleré les mesures répressives . Il ne s'agirait même que d'une première mesure d'épuration linguistique.
Brusquement je me suis réveillé : je venais de faire un cauchemar : il faut dire que la veille j'avais regardé à la TV un film d'horreur . Mais en fin de compte je me demande si je ne suis pas un peu médium et si ce cauchemar ne serait pas une vision de ce qui nous attend . L'avenir me le dira, mais ce qui me rassure un peu, c'est que j'habite en Wallonie, terre de liberté . N'empêche, je vais me tenir sur mes gardes et, à toutes fins utiles, continuer à me battre pour l'indépendance de ma Wallonie . Deux précautions valent mieux qu'une , d'autant plus que parmi nos politiciens nombreux sont ceux qui sont des kollabos avoués ou non des Flamins !