J'ai reçu plusieurs messages me demandant pourquoi je n'avais pas confiance dans le Parti Socialiste et que je le mettais sur le même pied d'égalité que les autres partis belgicains . Je me dois de vous dire pourquoi.
J'ai, tout jeune, commencé à militer politiquement aux Jeunes Gardes Socialistes et donc au P.S.B . J'ai été fidèle à mes convictions jusqu'au moment où les dirigeants du PSB ont interdit à leurs affiliés de militer au Mouvement Populaire Wallon, né pourtant à l'initiative de militants syndicaux socialistes. Et c'est alors qu' j'ai compris qu'il y avait un monde entre ma conception du socialisme et celle des politiciens carriéristes .
Voici donc ce que je crois :
Etre socialiste, c'est travailler à établir entre les hommes une société égalitaire et fraternelle ; égalitaire parce que chaque être humain y trouver des occasions égales de se réaliser pleinement, et fraternelle, parce qu'il y sera aidé par la coopération des autres hommes, et protégé par leur solidarité.
Ainsi le socialisme se définit comme un humanisme : il nous propose comme but l'épanouissement de l'homme, non pas d'un homme ou d'une caste d'hommes érigés en héros ou demi-dieux, mais de tous les hommes, cohéritiers des innombrables et prodigieuses possibilités que l'espèce humaine porte en elle.
Cet épanouissment, je suis convaincu que seule une organisation appropriée de la société peut y conduire, parce que ce sont des faits sociaux, la misère, l'exploitation et l'oppression, qui en ont jusqu'à présent privé la majorité des humains.
Le combat socialiste a donc pour objet la disparition de la misère, de l'exploitation et de l'oppression, sous toutes leurs formes. Pour cela, il est essentiel de prendre conscience de la nécessaire évolution des esprits . Il faut en finir avec un régime qui ne fonctionne qu'en fonction du profit qu'il en attend et non en fonction des besoins les plus élémentaires ds citoyens .
A l'idée de profit, il faut substituer celle de service . A l'idée de concurrence, il faut substituer celle de coopération et, à l'idée de domination, il faut substituer celle d'auto-détermination.
A tous les échelons où se prennent des décisions de gestion, de coordination, de planification, celles-ci doivent êre prises au nom des travailleurs engagés dans la production . Les pouvoirs de gestion journalière doivent s'exercer à l'échelon le plus bas .
Voilà l'avenir que nous préparera le socialisme. Et qu'il aurait dû nous préparer s'il n'avait pas été trahi par ceux qui ne pensent qu'à leurs propres intérêts et siègent à la tête de ce qui honteux d'appeler un parti socialiste.
Marx a dit : "L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes" . Il n'est pas trop tard, il n'est jamais trop tard, pour s'en souvenir et passer à la pratique.
C'est dans une Wallonie qui vivra "mon" socialisme que je veux vivre et j'espère ne pas être le seul.
Salut et Fraternité !