On entend souvent dire que la Belgique est un pays surréaliste : les derniers développements de l'affaire B.H.V le démontrent une fois encore.
On ne sait plus qui est pour , qui est contre, comment bien faire, comment ne rien faire tout en ayant l'aide de faire quelque chose, comment parler pour ne rien dire, comment se taire tout en ayant l'air de parler...etc, etc...
Tentons d'y voir un peu plus clair :
Dès le 1er mai (enfin ,après car c'est jour férié et il na faut pas brusquer nos dirigeants), l'affare B.H.V. peut revenir en dicussion à la Chambre...c'est le plus vif désir du Vlaamse Belang et de Dedecker dans le but est de faire passer la scission . Ces extémistes de droite sont soutenus par certains mempbres du CD&V et du NV-A.
Mais en principe, si cela était les francophones devraient s'y opposer, refaire appel à "la sonnette d'alerte" et ainsi se réoffrir 120 jours de répit pour poursuivre des discussions qui n'ont jamais commencé.
Allons un peu plus loin, d'éminents dirigeants et porte-parole du CD&V ,qui soutiennent pas le projet VB & consorts et n'osent pas s'y opposer ouvertement pour des raisons électoralistes, demandent aux francophones de ne pas s'opposer à la manoeuvre flamingante et ainsi de donner une chance de survie au Gouvernement Leterme par le biais des 120 jours de la sonnette d'alerte...
Que font faire les francophones et en particulier les Bruxellois car, il faut bien le dire, le problème BHV ne touche pas directement la Région Wallonne ? Quelle sera la position du MR qui se doit de soutenir le FDF qui est tout particulièrement concerné pour des...raisons électoralistes ?
Nous ne sommes donc pas sortis de l'auberge, si ce n'est pour dire que tout ce remue-ménage ne vise en fait qu'à prolonger la vie du gouvernement fédéral afin de lui permettre de prendre toutes mesures anti-sociales qu'il a prévues : 120 jours de répit sont toujours bon à prendre ! Pour le reste, on verra bien car il ne jamais remettre à demain ce qui peut l'être au sur-lendemain .
Nous devons d'autant plus rester sur nos gardes que tout dépend "d'élus" qui n'ont absolument pas envie d'aller aux élections de peur de perdre leur place et tous les avantges qui y sont attachés . Cela se sent d'ailleurs à la campagne menée dans les partis contre ceux qui sont un peu trop "régionalistes" de l'avis des particraties directoriales.
Cequi est également frappant c'est le mépris dans lequel des partis dits démocratiques tiennent leur électorat à qui on ne demande pas ce qu'ils en pensent et ce qu'ils veulent : à croire que le seul droit de l'électeur est de se rendra au bureau de vote afin de choisir ceux qui le rouleront dans la farine !
Pauvre Belgique et triste Belgicanie : il est vraiment grand temps qu'elle disparaisse !