Il a fallu toute la publicité faite autour des résultats des élections législatives de 2007 pour que l'on se souvienne qu'il existe un contentieux wallon-flamand. Certes, de temps à autres, certaines politiciens se souvenaient qu'il y avait des problèmes à résoudre mais, pour la plupart du temps faisaient le gros dos quand les Flamands se plaignaient et en plus endormaient les Wallons
Mais ce qui me semble le plus inquiétant, c'est que la grande majorité des Wallons ne se souviennent plus du passé et n'ont pas le moins du monde conscience de leur identité nationale wallonne. C'est pourquoi que je pens qu'un petit cours d'histoire de Wallonie ne pourrait que leur faire du bien.
Ne remontons pas à trop loin et commençons par l'année 1950 .
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08 févier 1950 : La Chambre décide la consultation populaire pour ou contre le retour de Léopold III par 117 contre 92 (tous les socialistes, tous les communistes et tous les libéraux wallons et bruxellois).
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12 mars 1950 : Il y 57,5% de votes en faveur du retour du roi, mais la situation par région donne: Flandre 78% de oui et en Wallonie 58% de non. . Le clivage entre les deux régions apparaît clairement.
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20 juillet 1950 : Le Congrès National votele retour du roi qui revient le 22 juillet.
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26 juillet 1950 : Grève générale
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29 juillet 1950 : Réunion en vue de la création d'un gouvernement wallon provisoire . Y participent Schreurs, Merlot, Renard, Van Belle, Paque, Thone, Gruselin, Strauven, Dehousse et le Daniel-Lamazière, Consul général de France.
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30 juillet 1950 : quatre grévistes tués par les gendarmes à Grâce-Berleur.
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31 juillet 1950 : Réunion du Comité Permanent du Congrès National Wallon à Namur qui proclame : "le peuple de Wallonie, dressé pour défendre son autonomie politique et morale ne cessera le combat que le jour où il aura obt nu le respect de sa personnalité et de ses droits. Léopold III annonce son retrait dans la nuit.
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02 août 1950 : 100.000 personnes assistent à l'enterrement des victimes de Grâce-Berleur.
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11 août 1950 : Prestation de serment de Baudouin . Un député coommuniste crie "Vive la République".
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18 aoùt 1950 : Assassinat (toujours pas élucidé en 2008) de Julien Lahaut
C'est sans doute pour avoir été celui qui aurait crié "Vive la République" que Lahaut fut assassiné chez lui à Seraing. Rappelons aussi qu'un autre ancien parlementaire wallon, François Bovesse, fut abattu par les fascistes dans des cironstances aussi pénibles.
Cette période de 1950 fut celle où, si les dirigeants des partis politiques traditionnels de l'époque l'avaient voulu et avaient soutenu les travailleurs wallons en grève, nous aurions pu assister à la naissance de la République de Wallonie : à Liège, le drapeau belge était partout amené sur les bâtiments publics et le coq wallon hissé en lieu et place.
Il faudra attendre près de dix ans pour qu'une autre occasion se présente. C'est ce que nous verrons dans un prochain article.